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des Frères LIMBOURG

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Le mois d'avril


Ce tableau représente dans un décor de renaissance printanière une scène de fiançailles : le duc Charles d'Orléans et Bonne d'Armagnac, petite-fille de Jean de Berry célébrée le 18 avril 1410.

"Pour le plus heureux sous la nue

Me tiens quand m'amie m'appelle

Car en tous lieux où est connue

Chacun l'appelle la plus belle"


Les fiancés échangent leurs anneaux devant deux témoins, tandis que deux élégantes suivantes cueillent des fleurs

Plus petit derrière le groupe, un fou de cour

Le printemps qui exprime la beauté, la joie et le bonheur concourt à la réussite de la fête chevaleresque

Splendeur des couleurs et de la lumière

La clarté est la valeur esthétique essentielle de l'aristocratie médiévale


On pense que le château est celui de Dourdan

Sur la droite un bâtiment et un verger entouré de murs

Le château s'il doit permettre d'exercer le pouvoir l'exprime et le magnifie tout autant

S'opposant à la ville grouillante et à la campagne menaçante il offre le cadre d'un monde clos et protégé d'où le peuple est exclu


Les frères de Limbourg ont apporté une attention particulière à l'équilibre de la composition, au paysage qui fait son apparition, aux oppositions de couleur, à la somptuosité des vêtements, révélatrice du pouvoir (la livrée du jeune prince est semée de couronnes princières)

La manière de porter les vêtements classe les personnages et exprime leurs qualités morales autant que leur noblesse

Le fiancé regarde amoureusement sa promise qui baisse les yeux

La suivante en rose porte une houppelande qui est à la mode de 1390 à 1440. Elle n'est pas ouverte devant ni fendue latéralement

La ceinture de tissu bouclée dans le dos est placée juste sous les seins

La houppelande et taillée dans un drap de laine ou d'or, un satin ou un velours qui sont fréquemment fourrés

Quant à la coiffure les oreilles sont dégagées et la chevelure est réunie sous une coiffe

Pour mettre en valeur le front les cheveux sont tirés en arrière mais on peut les porter épars sur les épaules

Le bourrelet d'étoffe s'ajoute à la coiffe au début du 15ème siècle


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