LES TRES RICHES HEURES
des Frères LIMBOURG
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Le mois de décembre
Derrière la forêt épaisse se dressent les tours carrées et le donjon de Bois de Vincennes achevés par le roi Charles V
Ce roi y entreposa son trésor. Il avait compris que le prestige de la couronne se mesurait à la splendeur des bâtiments où s'exerçait la fonction royale
Au 14ème siècle il y eut rivalité entre les constructeurs de châteaux. La hauteur des murs et la forme du donjon traduisaient la puissance du seigneur, au même titre que les trésors qui y étaient entreposés
Ce château où Charles VII aimait à résider symbolise la force physique et morale
L'artiste a représenté le terme d'une chasse à courre : de son cor un veneur sonne l'hallali du sanglier. Comme la quête du sanglier était moins subtile que celle du cerf on s'attardait surtout sur la mise à mort.
C'était une chasse d'hiver. On se servait de l'épieu ou de l'épée pour tuer l'animal. Par rapport à la fauconnerie la vénerie offrait un plaisir plus sportif, plus violent et plus dangereux.
C'était pour l'aristocratie une manifestation de sa force guerrière
Les chiens s'acharnent sur le sanglier, bête alors redoutée et appréciée pour sa viande
Le donjon est ressenti comme le cœur du château : y conduire un hôte c'est lui témoigner confiance et amitié autant que démontrer sa propre puissance
C'est là qu'on enferma les armes des parisiens quand on les leur confisqua. Si le donjon perd alors de son efficacité militaire il conserve sa valeur symbolique
Le veneur devait soigner les chiens, entretenir les chenils, relever les traces et débusquer le cerf, crier et sonner. C'est l'homme clé de la chasse à courre et son existence est dévouée à son métier
On choisissait les chiens les plus forts et les plus sauvages pour chasser l'ours, le loup et le sanglier. Le prince place en tête le lévrier pour ses qualités esthétiques et sa sociabilité et ensuite les chiens courants qui sont la base des meutes
LES TRES RICHES HEURES
des Frères LIMBOURG
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