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Vie de PISSARRO

 

1830 - Naissance de Camille Pissarro à Charlotte-Amélie dans les Antilles danoises (Île Saint Thomas)

Son père Frédéric est négociant

 

Naissance de Sisley et Cézanne 1839 - Monet 1840 - Renoir 1841

Seurat 1859 - Signac 1863

 

1842 à 1847 - en pension à Paris (pensionnat de Passy), il est encouragé par ses professeurs à dessiner

 

1847 - de nouveau à Charlotte-Amélie où il travaille avec son père en étant très bien payé

 

1825 - 1854 - il part au Venezuela pendant deux ans pour peindre avec un peintre danois, Fritz Melbye

 

1855 - il renonce à poursuivre une collaboration avec son père  et au confort bourgeois que lui offre le commerce et part pour Paris

Il découvre à l'Exposition Universelle une riche anthologie de l'art français

Il marque une préférence pour Courbet, Daubigny et Corot

Il rend visite à Corot qui l'accueille cordialement et lui donne des conseils

 

1856 - il s'installe rue Notre Dame de Lorette et travaille pour Anton Melbye, le frère de Fritz

Il commence ses incursions dans les environs de la capitale

 

1858 - sa famille revient à Paris et s'installe rue de la Pompe

 

1859 - Il rencontre Monet à l'Académie Suisse, quai des Orfèvres et commence à travailler avec lui

 

1860 - il s'installe rue de Douai et s'éprend de la bonne de la maison, Julie Vellay

 

1861 - début d'une longue amitié avec Ludovic Piette

Il fréquente le Louvre comme copiste

Rencontre Cézanne à l'Académie Suisse

 

1862 - il s'installe avec Julie, rue Neuve Bréda

1863 - naissance de leur premier fils, Lucien

Le jeune couple s'installe à la Varenne Saint Hilaire

 

1864 - séjour amical chez Piette à Montfoucault

 

1865 - mort de son père Frédéric et naissance de Jeanne-Rachel

 

1866 - partage son temps entre Paris et Pontoise (quartier de l'Hermitage)

Rencontre Zola et les artistes qui fréquentent le café Guerbois aux Batignolles et l'atelier de Bazille

 

1869 - il s'installe à Louveciennes

 

1870 - les Pissarro fuient devant l'avancée des troupes prussiennes, font un séjour chez les Piette à Montfoucault et s'embarquent finalement pour Londres

 

1871 - Daubigny le présente au marchand Durand-Ruel, également réfugié à Londres

Il épouse Julie le 14 juin

Quand il rentre à Louveciennes, tout est saccagé; sur 1500 oeuvres qu'il avait laissées il n'en récupère qu'une quarantaine

Naissance de son fils Georges

 

1872 - le père Tanguy s'intéresse à lui

Il s'installe à Pontoise

 

1873 - avec Monet il crée une société copiée sur le modèle du syndicat des boulangers

Travail en commun avec Cézanne, confrontation féconde

Il travaille à la gravure chez le docteur Gachet à Auvers sur Oise

 

1874 - mort de sa fille Jeanne

Première exposition de ceux qui allaient être baptisés les "impressionnistes" dans l'atelier mis à leur disposition par le photographe Nadar

Pissarro impose la présence de Cézanne contesté par les autres participants

Naissance de Félix

Durand-Ruel suspendant ses achats il se retrouve sans ressources

Il se réfugie à Montfoucault chez son ami Piette

 

1876 - Pissarro peut compter sur quelques collectionneurs : Chocquet, Caillebotte et le restaurateur Muller

 

1877 - Muller met une des ses oeuvres en loterie dans son restaurant

 

1878 - mort de Ludovic Piette

Naissance de son fils Ludovic

 

1879 - Gauguin, filleul d'Arosa que Pissaro à connu chez celui-ci et qui commence à peindre vient à Pontoise

Il travaille à la gravure avec Degas

 

1881- Pissarro rassemble autour de lui quelques amis (Cézanne, Gauguin, Guillaumin); on parle d'une "Ecole de Pontoise"

 

1882 - il s'installe à Osny, un village proche de Pontoise

 

1884 - il s'installe "définitivement" à Eragny sur Epte, aux environs de Gisors

Naissance de Paul Emile

Il participe à la mouvance anarchiste et lit Proudhon, Zola, Flaubert

 

1885 - début des relations avec les néo-impressionnistes Signac et Seurat

 

1886 - il introduit dans la 8ème exposition impressionniste Signac et Seurat ce qui entraîne le retrait de Caillebotte, Monet, Sisley, Renoir et Cézanne

Il rencontre Van Gogh

 

1887 - il participe à des réunions débattant d'idées anarchistes

 

1888 - il commence à souffrir d'une maladie d'un oeil

 

1889 - mort de sa mère

Van Gogh chez le docteur Gachet

 

1890 - il réalise des dessins "Turpitudes sociales" qui résument ses idées anarchistes

Il séjourne à Londres où réside une partie de sa famille

 

1891 - opération de l'oeil, il ne peint plus à l'extérieur pour éviter le vent

 

1892 - vague d'attentats anarchistes

 

1893 - nouvelle opération de l'oeil

 

1894 - il dispose d'une presse en taille-douce qui lui permet de réaliser ses gravures jusqu'à terme

Ses sympathies pour le mouvement anarchistes le contraignent à "prendre ses distances" devant la réaction policière et il se rend en Belgique

 

1895 - il revient à Eragny

 

1896 - séjourne à Rouen d'où il peint le port de sa chambre

Il se détache du mouvement néo-impressionniste

 

1897 - mort de son fils Félix à Londres

 

1898 - peint des vues de Paris depuis divers lieux

 

1903 - Il s'installe boulevard Morland où il meurt le 13 novembre

Notes sur Pissarro

 

 

 

COMMENTAIRE  SUR  LA  PERSONNALITE  DE   CAMILLE   PISSARRO

 

Indépendant jusqu'à friser l'anarchie

 

Confiant dans l'avenir : malgré la détresse il fonde une nombreuse famille

 

Il fait figure de grand aîné

 

Incessante curiosité pour toute expérience nouvelle au risque de faire croire à une certaine instabilité

A toujours regardé avec sympathie le travail des autres et leurs innovations

 

Etroite intimité avec l'homme: gestes des paysans, les actes familiers

Importance aux personnages dans le paysage

 

Pas d'ambition de transmettre à travers ses personnages un message spirituel ou politique

 

Il s'écarte du pointillisme car il craint que cette technique ne devienne un procédé trop systématique qui fasse oublier la réalité initiale

 

Né le 10 juillet 1830

Son père, un israélite français d'origine portugaise possédait une entreprise florissante de quincaillerie

Sa mère était créole

Très tôt il montre des dons exceptionnels pour le dessin, peu encouragé par ses parents qui pour son avenir pensent plutôt au commerce

A Paris, dans une pension dirigée par M. Savary qui appréciant les qualités du jeune homme le laisse s'exercer pendant les promenades et les jours de repos

 

Camille est rappelé à Saint Thomas pour s'initier plus directement aux affaires

Pendant cinq ans il s'occupe de commerce et de dessin

Le peintre danois Fritz Melbye remarque le jeune homme occupé à dessiner sur le port

Des relations amicales se nouent

"Je me trouvais donc à Saint Thomas en 1852 comme employé de commerce bien rémunéré. Je ne pus supporter longtemps cette situation et sans y réfléchir davantage j'abandonnai tout ce que je possédait là-bas et m'enfuis à Caracas, brisant ainsi les liens qui m'unissaient à la vie bourgeoise"

 

Devant l'évidence de sa vocation son père s'est laissé convaincre et veut l'aider à entrer dans sa nouvelle carrière avec le maximum de connaissances pour y réussir

 

Pissarro à Paris reçoit les conseils d'Anton Melbye, frère de Frantz, qui vit en France depuis 1847

Il confie à Pissarro de "finir ses ciels"

 

1855, année de la première grande Exposition universelle à Paris

 

Corot " Il faut aller aux champs, la Muse est dans les bois "

 

Ludovic Piette deviendra son ami et aura plusieurs fois l'occasion de lui venir en aide

A l'Académie Suisse il rencontre Claude Monet, de dix ans son cadet qui lui aussi est en opposition avec sa famille bourgeoise

 

Il s'écarte peu à peu de l'influence de Corot, sa palette s'éclaircit; les tons neutres y sont de plus en plus rares, l'air circule plus léger dans un espace lumineux

 

Pour être plus près des motifs d'inspiration il va habiter les environs de Paris

A Paris il fréquente le café Guerbois : Manet, Renoir, Degas, Zola

Il s'installe à Louveciennes en 1868 d'où il gagnera Montfaucault dans la Mayenne en 1870 sous la menace de l'arrivée des troupes allemandes

 

Il fréquente régulièrement Monet, aussi en Angleterre et à travers leurs échanges, l'art nouveau va s'élaborer, devenir plus libre

 

Daubigny les présente à Durand-Ruel

 

"Ici il n'y a point d'art, tout est affaire de commerce. En fait d'affaires, de vente, je n'ai rien fait, excepté Durand-Ruel qui m'a acheté deux petits tableaux. Ma peinture ne mord pas, mais pas du tout, cela me poursuit un peu partout"

 

Il ne retrouve rien des quinze cents peintures

Il a atteint la quarantaine mais conserve assez d'audace, de liberté d'esprit, pour s'engager dans une  nouvelle voie

Pissarro s'installe à Pontoise dans le quartier de l'Hermitage

 

Cézanne donne à Pissarro l'occasion d'aller vers des compositions plus simplifiées, plus construites

Pissarro donne à Cézanne l'exemple d'une peinture plus claire, d'une matière plus légère

 

La bienveillance de Pissarro autant que le fait d'être l'aîné du groupe lui donnent une certaine autorité auprès de ses jeunes amis

Grâce à lui se dissipent les petits malentendus qui surgissent inévitablement entre des hommes impulsifs

 

Le 15 avril 1874, Salon dissident chez Nadar

Monet était accusé de menacer les principes moraux

Cette fois on ne saurait s'en prendre au sujet (paysages) et c'est bien la peinture en soi, la technique qui provoque l'explosion

"Le Charivari" - les "Impressionnistes"

 

Jusqu'alors la peinture a servi à représenter quelque chose de réel : un personnage, un lieu, un objet, cela se voit et se reproduit. Mais une impression !

 

Technique qui permet de suggérer les impressions produites par le spectacle de la vie et tout particulièrement le paysage : le scintillement de l'eau, le frémissement des feuillages, la vibration de la lumière

1876 - 1877 - 1879 - 1880 - 1881 - 1882 - 1886

 

Le groupe est dispersé parce que les particularités de chacun se sont affirmées et le début des réussites ne laisse pas tout le monde au même niveau

 

Atmosphère politique de l'époque agitée

Gauguin, Seurat, Signac ne réunissent pas l'accord unanime des aînés

Ces nouveaux venus accentuent les désaccords

 

Atmosphère lumineuse dans laquelle baignent tous les paysages

Emploi des couleurs à l'état pur et refus d'utiliser le noir

Sensation de vie palpitante par la juxtaposition des petites touches

Le refus de toute anecdote fait du tableau sa propre fin; il n'est pas au service d'un conteur ou d'une idée extérieure

 

Le monde vu par Pissarro est un monde sage, un peu austère sans être sévère

Un monde en bonne santé physique et morale ne portant aucune trace de la désespérante misère que connaît l'artiste

 

Sept enfants nés entre 1863 et 1884

Il passe une grande partie de son temps, allant d'un client à l'autre pour trouver les quelques francs indispensables

Jamais dans sa peinture on ne trouve trace du moindre découragement : les paysages appartiennent à un monde sans trouble

 

Il y a dans les actes de Pissarro une bienveillance, un désir de compréhension qui lui attirent toutes les sympathies

Il se plut toujours à faire l'éloge de ses camarades

Jamais le moindre mot de dénigrement ne vint à ses lèvres

Sa bonne humeur faisait cesser les querelles dans le camp de ses amis

 

Les années 1880-1885 : de nombreux changements dans les vies et dans les oeuvres

1881- Renoir en Italie et début de la période ingresque

1883 - Monet à Giverny

1884- Pissarro à Eragny sur Epte jusqu'à la fin de sa vie

1882 - crise financière : Durand-Ruel en difficulté et Gauguin cesse son activité de boursier

1885- Seurat : "La grande Jatte"

1878 - Cézanne en Provence ne vient que rarement à Paris

 

Son instinct indépendant le fait s'engager à fond en faveur des causes qu'il croit bonnes tant dans le domaine de l'art que dans celui de la politique

Il entre dans l'entreprise hasardeuse du divisionnisme de Seurat

Il ne craint pas d'y renoncer pour revenir à son indépendance de chercheur solitaire; ses partisans un peu découragés par ce cheminement sinueux qui leur paraît incertain

 

" Il faut regarder le motif plus pour la forme et la couleur que pour le dessin

Le dessin précis est sec et nuit à l'impression d'ensemble, il détruit toutes les sensations

Ne pas arrêter le contour des choses; c'est la tache juste de couleur qui doit donner le dessin

Dans une masse ce qu'il y a de plus difficile, ce n'est pas de détailler le contour, mais de faire ce qu'il y a dedans

Il faut travailler par petites touches et essayer de fixer ses impressions immédiatement

L'oeil ne doit pas se concentrer sur un point particulier, mais tout voir et, en même temps observer les reflets des couleurs sur ce qui les entoure

Ne pas procéder d'après des règles et des principes mais peindre ce qu'on observe et ce qu'on voit "

Il a fait la connaissance de Seurat en 1885 par l'intermédiaire de Signac

 

Pissarro est convaincu que la division du ton en petites touches juxtaposées donne plus de luminosité à la surface colorée

Il adhère totalement à ces théories qui conduisent à ce qu'il appelle l'impressionnisme scientifique, par opposition à l'autre  qu'il nomme impressionnisme romantique

Il renoncera à cette théorie vers 1890 lorsqu'il aura compris que pour lui le système comporte des contraintes limitant ses possibilités

" le point et maigre, sans consistance, diaphane, plus monotone que simple "

 

"Durand-Ruel m'écrit qu'il accepte mes prix à condition que je ne vende qu'à lui et trois fois le prix aux amateurs. Je lui ai répondu que je ne demandai pas mieux que de tripler mes prix pour les amateurs, mais que je ne voulais pas me lier ... J'attends sa réponse. Ma foi, tant pis ! Devrais-je crever de misère, je tiendrai bon. "

Théo Van Gogh, le frère de Vincent, organise en 1890 une exposition Pissarro chez Boussod et Valadon

Durand-Ruel craint alors l'initiative des concurrents

A son tour il organisera des expositions personnelles de Pissarro avec un grand succès

 

La situation financière de l'artiste lui permet d'entreprendre de nombreux voyages qui vont renouveler ses thèmes

 

Eragny est un refuge, un havre de paix malgré l'humeur parfois bougonne de Mme Pissarro

Les enfants y créent une atmosphère affectueuse dans laquelle on devine les parents attentifs, plus tentés de comprendre que de gronder

 

Il va entreprendre plusieurs voyages qui sont pour lui des occasions de montrer l'attrait qu'exercent sur lui les paysages citadins

Paris, Le Havre, Dieppe, Rouen

 

Mais parfois ces voyages sont aussi autre chose qu'une curiosité d'artiste : en juillet 1894 il se réfugie en Belgique afin d'éviter les poursuites, conséquences de l'assassinat du Président Carnot

" Quand on pense qu'il est permis à un concierge d'ouvrir vos lettres, qu'une simple dénonciation peut vous faire traîner à la frontière ou en prison, sans pouvoir se défendre ! "

 

Entre toutes ses expériences c'est surtout dans la gravure qu'il a poussé le plus loin ses explorations

La lumière joue un rôle capital dans la gravure et elle fut toujours au premier plan dans les préoccupations de Pissarro

Dans la peinture impressionniste la lumière est faite de juxtapositions de couleurs, tandis que dans la gravure elle résulte des contrastes entre blanc et noir

 

Il venait de louer un appartement boulevard Morland, lorsque se déclara un abcès à la prostate auquel il devait succomber le 13 novembre 1903

 

 

Nous allons découvrir l’oeuvre de

CAMILLE  PISSARRO

en commentant environ 120 tableaux

 

Cette page vous présente une biographie de Pissarro et un commentaire général de l’homme et de l’oeuvre

 

Et les trois pages suivantes vous offrent les tableaux de ce merveilleux artiste

 

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