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DAVID

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Gérard David


Il est né vers 1460 près de Gouda en Hollande et on suppose qu’il apprit le métier à Haarlem où s’exerçait l’influence de Bouts.

Venu à Bruges il s’inscrit comme maître à la guilde des peintres en 1484 et ne tarde pas à acquérir une situation enviable.

Il reçoit des commandes des magistrats de la ville et est élu doyen de la guilde en 1501.

En 1497 il épouse la fille du doyen de la guilde des orfèvres, elle-même miniaturiste de talent.

Inscrit à la confrérie de l’Arbre Sec qui compte les plus riches notables de la ville il est en relation étroite avec les carmélites du couvent de Sion.

En 1515 il s’inscrit à la guide des peintres d’Anvers dont le port en pleine expansion supplante Bruges déclinante depuis l’enlisement du Zwin. Il est en contact avec les tentatives novatrices de Metsys mais il est trop âgé pour s’intégrer à cette renaissance qu’il a annoncée.

Il continue à demeurer à Bruges où il meurt le 13 août 1523.



Le chanoine Salviatis


Le chanoine Salviatis est présenté par les saints Donatien, Bernardin de Sienne et Martin.

Groupe des quatre grandes figures monumentales modelées avec vigueur et placé dans un beau paysage avec un sous-bois et des feuillages en masses épaisses se détachant sous le ciel limpide.


La Crucifixion


Ce tableau est une œuvre de jeunesse.

La ligne d’horizon est basse et le Christ est seul dans un ciel tragique.

Saint Jean soutient la Vierge debout. Leur expression est calme et plus contemplative qu’éplorée.

Au premier plan  un sol dénudé et en arrière la ville de Jérusalem.

Un chien traîne dans une sorte d’indifférence.


Le Baptême


Ce tableau est aussi appelé du nom de son fondateur : retable de Jean des Trompes.

Le même paysage se déroule sur les trois panneaux du retable ouvert.

Le donateur s’est fait représenter sur le volet gauche avec son fils Philippe. Sur le volet droit, sa femme Elisabeth introduite par sa patronne et suivie de ses quatre filles agenouillées.

Dans le panneau central se déroulent trois épisodes de la vie de Saint Jean Baptiste : à gauche, la prédication ; au centre le Baptême du Christ ; à droite, l’Agnus Dei.

Les deux scènes de l’arrière plan avec de petits personnages sont dans des coloris clairs.

Plénitude sculpturale des grandes figures de la scène centrale. L’ange témoin est vêtu d’une superbe chape en brocart brodé de perles.

Les visages sont peints avec netteté. Les regards sont rêveurs et profonds.

Deux éléments du paysage sont exceptionnels : les sous-bois où évoluent des personnages pareils à de ombres et les arbres sur les tertres rocheux qui se détachent sur le ciel lumineux.


Sur le volet de droite, charmant visage des fillettes qui se détachent comme sur une portée musicale.


Repos lors de la fuite en Egypte


Grandeur sereine qui rend accessible le mystère de l’enfance divine.

Les personnages sont placés devant des horizons bleutés à l’orée d’un bois où saint Joseph gaule des fruits.


La justice de Cambyse


Le sujet est destiné à épouvanter les mauvais juges. Le roi Cambyse et sa suite font irruption chez le juge prévaricateur Sisamnès. Celui-ci, accablé d’angoisse et déjà saisi par le bourreau, écoute les griefs que le roi énumère.

A l’arrière-plan on aperçoit le juge sur le seuil de sa maison recevant une bourse d’un plaideur.

Le second panneau retrace la punition exemplaire du misérable écorché vif par les bourreaux impassibles qui découpent sa peau en lanières.

Au fond du tableau on voit le fils du juge qui lui succède et qui est installé sur un siège fait de la peau tannée de son père.


Œuvre aux couleurs franches et vigoureuses.

Les traits rudes et burinés des personnages sont nuancés.

Gamme expressive des regards profonds, baissés ou levés.

Le roi compte sur ses doigts les forfaits de Sisamnès.

L’angoisse saisit le mauvais juge et trouble son regard perdu.


Au premier plan chiens couchés peints avec élégance.


Annonciation


Composition simplifiée et austère.

Les tons froids dominent, relevés par des rouges profonds.



Noces de Cana


La fiancée est placée non plus comme les vierges devant un drap d’honneur richement brodé mais devant une tapisserie de verdure.

Les éléments de nature morte prennent une importance particulière : un valet découpe une viande sur un plat chargé de nourritures qui annonce l’opulence des tables anversoises.


Mariage mystique de Sainte Catherine


Il n’y a autour de la Vierge que quelques grandes figures isolées dont celle du donateur en aube blanche.

Personnages assis ou agenouillés avec raideur, vêtus de draperies lourdes et statiques. Ils regardent droit devant eux comme absents. Ils ont pourtant un charme naturel qui résulte d’un exact modelé et d’une perfection de proportions remarquable.


Une paix ineffable baigne la scène qui se déroule entre des murs bas chargés de vignes, laissant dépasser les beaux arbres des jardins voisins et les frontons des maisons.


La Vierge et l’Enfant


Tableau d’une grande douceur.

Le visage de l’enfant tourné vers sa mère est plus tendre que le précédent.


Diptyque Jésus et la Vierge


La demande du marché était très forte et David et son atelier ont réalisé de nombreux tableaux de dévotion.

L’enfant semble un petit adulte dans les bras de sa mère songeuse.


Madone à la soupe au lait


Le thème perd tout caractère sacré : il ne s’agit plus que d’une jeune mère jouant avec son fils.

Nul élément ne vient troubler l’atmosphère de cette scène intime.

La fenêtre s’ouvre sur un charmant paysage.


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