BOUDIN

Nous allons découvrir des tableaux de BOUDIN commentés par ordre chronologique

VIE  DE  BOUDIN

Eugène Boudin est né à Honfleur, en Normandie en 1824

Son père était marin sur les bateaux assurant la liaison Le Havre-Hambourg.

En 1835, sa famille déménage au Havre, où son père l'établit comme commis chez un imprimeur puis chez un papetier.

Il commença à travailler comme assistant dans une boutique de papetier-encadreur.

En 1844, alors âgé de 20 ans, Eugène Boudin fonde sa propre papeterie.

Dans le cadre de son travail, il entra en contact avec des artistes des environs, notamment Constant Troyon, Eugène Isabey, Charles Baudelaire, etc. Eugène se mit alors à dessiner, puis à 22 ans – encouragé par Jean-François Millet et Thomas Couture – il abandonna le monde du commerce et se lança dans une carrière artistique.

Il suit des cours à l'école municipale de dessin du Havre et ne se consacre alors plus qu'à la peinture.

En 1850, grâce au soutien du journaliste Alphonse Karr ainsi que de Constantin Troyon et Thomas Couture, il reçoit du conseil municipal du Havre une bourse d'étude de 1 200 francs par an, afin d'aller étudier la peinture à Paris pendant trois ans.

C'est ainsi que, le 30 juin 1851, il rejoint la capitale et étudie la peinture au sein de l'atelier d'Eugène Isabey ainsi qu'au Louvre où il s'inscrit comme élève copiste.

Eugène Boudin y réalise des copies de peintures de maîtres pour quelques amateurs, ce qui lui permet d'approfondir son apprentissage.

Dès 1855, il adopte un rythme de vie particulier passant ses hivers à Paris et ses étés en Normandie à Honfleur, tout en séjournant régulièrement en Bretagne.

Boudin fait sa première exposition en 1857 à Paris et la même année il parvient à vendre une vingtaine de ses toiles à l'occasion d'une vente aux enchères au Havre.

Au cours de l'année 1859, le peintre – alors âgé de 35 ans – expose sa première toile au Salon à Paris

Il se fait remarquer pour ses atmosphères et ses pastels originaux, et reçoit conseils et hommages du poète Charles Baudelaire.

Il se lie également d'amitié avec Gustave Courbet qui, ayant remarqué une peinture de Boudin chez un commerçant parisien, chercha à rencontrer son auteur.

Il rencontre aussi le peintre hollandais Johan Barthold Jongkind et surtout Claude Monet qu'Eugène Boudin initiera à la peinture en plein-air.

Le 14 janvier 1863, Eugène Boudin se marie avec Marie-Anne Guédès

En février de la même année, il s'installe à nouveau à Paris mais en septembre revient en Normandie à Trouville, à proximité de Courbet qui est à Deauville et de Monet et Jongkind qui résident à Honfleur.

Après un cours séjour à Bruxelles fin 1870, il poursuit son travail de peintre de marine.

En 1874, il participe à la première exposition « impressionniste », qui se tient à Paris dans les studios du photographe Félix Nadar.

À partir de cette date, il passera pour un des précurseurs de ce mouvement, bien qu'il ne se considérât jamais lui-même comme un grand innovateur.

Sa réputation grandissante lui permit d'effectuer de nombreux voyages dans les années 1870. Il visita notamment les Flandres, les Pays-Bas, le sud de la France ainsi que l'Italie

En 1886, plusieurs de ses œuvres apparaissent à la grande exposition impressionniste organisée à New York par Durand-Ruel.

La même année, son épouse décède le 24 mars.

Malade, il s'installera en 1892 à Villefranche-sur-Mer, sur la côte d'Azur.

La même année, Eugène Boudin est sacré chevalier de la Légion d'honneur par le peintre symboliste Pierre Puvis de Chavannes qui l'avait par ailleurs convaincu de rejoindre la société nationale des beaux-arts. Il entreprendra des voyages réguliers à Venise jusqu'en 1895 en quête d'inspirations.

En 1898 – alors qu'il est à Paris et se sent défaillir – il demande à mourir « face à la mer » et se fait transporter à Deauville. Il décède le 8 août au matin

Eugène Boudin était un peintre marin, expert en matière de rendu de tout ce qui est lié à la mer et à ses rivages. Il peignit notamment de nombreux tableaux décrivant la vie des pêcheurs sur les ports et les marchés ; ainsi que celle des familles bourgeoises du XIXe siècle sur les plages de Normandie.

L'importance du ciel et des effets atmosphériques dans ses peintures lui valut d'être surnommé le « roi des ciels » par le peintre français Camille Corot.

Il attachait en effet une grande importance au soleil, aux nuages, au ciel et à leurs effets changeants sur le paysage en mouvement.

Au cours de sa vie, il aura peint près de 4 500 tableaux et laissé autant de dessins, pastels et aquarelles.

Laveuses du bord de la Touques - 1886

A Trouville lorsque la mer est basse les femmes des pêcheurs descendent faire la "buée" au bord de la Touques

Du ciel, de l'eau et quelques taches colorées sur la rive inondée de soleil

Malgré l'enchantement des couleurs aucun des détails qui caractérisent le travail de ces femmes ne manque : ni le battoir, ni la planchette, ni le tablier

Les positions et les gestes sont parfaitement exacts

Le réalisme de l'observation fait de Boudin le digne héritier de Millet qu'il admirait beaucoup

Marée basse à Etaples - 1886

Bloqué à Etaples en mai par la maladie de sa femme il exécute quelques peintures

Importance croissante prise par le ciel qui envahit la totalité de la composition par le jeu des reflets dans l'eau

La jetée de Trouville à marée basse - 1888

Boudin déplore que les ports soient abandonnés des voiliers : " la disparition lente du voilier rendra la marine bien monotone"

Il se tourne vers la mer et vers le ciel

" Il nous reste encore le ciel que personne ne peut abîmer ... pas même la fumée rance des vapeurs ... et la mer si "fraîche" et si vivante "

Contraste entre la Touques, immobile et luisante comme un miroir malgré le ciel venteux et, au delà des jetées, la mer animée et vigoureuse

Le Havre, l'avant-port -  1889

Boudin peint la fumée épaisse et les remous d'un vapeur à droite

La fumée estompe en partie la mâture du voilier avant de se fondre dans le ciel doré par le crépuscule

Le soleil attire notre oeil vers la passe, gardée par par la tour François Ier, dont on distingue la silhouette massive

Là-bas, dans la brume lumineuse un navire en partance s'apprête à quitter le port

Le port d'Antibes - 1893

Au début du printemps 1893 Boudin fait un séjour à Antibes

Il découvre que " c'est au Midi qu'il faut demander la lumière "

Sa palette devient plus claire et sa touche plus transparente

Composition harmonieuse aux horizontales dominantes où les tons chauds et les tons froids s'équilibrent

La délicatesse du ciel donne une impression de sérénité

Les fortifications semblent irradier la lumière comme les légers nuages de l'arrière-plan

Correspondance entre l'ocre des rochers du premier plan et les toits de la ville

La mer paisible a la même couleur lavande que les montagnes lumineuses de l'arrière-plan

Venise, la Salute et le Grand Canal - 1895

Au printemps 1892, Boudin, qui a 68 ans, décide pour la première fois de sa vie de se rendre en Italie

Il s'installe à Venise où il reviendra deux fois

A ses yeux les ciels de l'Adriatique ne diffèrent pas des ciels de la Manche

" Venise, comme tous les pays lumineux, est d'un coloris gris, l'atmosphère en est douce et brumeuse et le ciel s'y pare de nuages tout comme un ciel de nos contrées normandes ou hollandaises "

Douarnenez, la baie vue de l'île de Tristan - 1897

Au printemps 1897 Boudin voyage deux mois en Bretagne du Pouliguen à Douarnenez

Il vient découvrir les lieux mis à l'honneur par Monet et Gauguin (Belle Ile et Pont-Aven) et revoir Douarnenez qu'il avait dessiné en 1855 (42 ans plus tôt)

Les éléments, ciel, mer et terre, sont mis en scène dans un chromatisme clair

Touches fractionnées qu'imposent les formes des nuages, des vagues et des rochers

Le lieu, inspirateur de la représentation, ne lui importe plus vraiment

Etude de ciel sur le bassin du commerce du Havre - 1895

S'il préfère les plages, Boudin sait aussi tirer partie des effets de fumées, liés au développement de la vapeur

Il démontre que la poésie peut naître de l'âpre réalité industrielle

Il est difficile de ne pas songer à "Impression, soleil levant" peint par Monet également au Havre en 1872

Les formes des bateaux se réduisent à des signes noirs qui évoquent la peinture chinoise

Boudin à la différence de Monet, n'osera jamais dans ses peintures officielles s'affranchir de certaines conventions

L'été à Trouville - 1897

En 1884, assuré du soutien financier de Durand-Ruel, Boudin décide de faire construire une maison à Deauville

Désormais entre ses déplacements et ses séjours hivernaux à Paris la "villa Juliette" deviendra son port d'attache

C'est là qu'il mourra en 1898

Peindre un paysage vaste et vide est "une sorte de tour de force. Le tableau étant en clair, sans ombres ni repoussoirs je ne puis me rendre compte de la vraie lumière qui doit le réchauffer et lui donner son effet juste"

Entrée des jetées du Havre par gros temps - 1895

Au cours des dernières années de sa vie le mauvais état de sa santé l'empêche de peindre en plein air

Il fait désormais une esquisse sur le motif puis élabore en atelier

Il réussit à rendre la puissance des éléments déchaînés

Les vents dominent, créant une harmonie froide, que renforcent les blancs de l'écume, du phare et d'un nuage

Laveuses du bord de la Touques - 1886

A Trouville lorsque la mer est basse les femmes des pêcheurs descendent faire la "buée" au bord de la Touques

Du ciel, de l'eau et quelques taches colorées sur la rive inondée de soleil

Malgré l'enchantement des couleurs aucun des détails qui caractérisent le travail de ces femmes ne manque : ni le battoir, ni la planchette, ni le tablier

Les positions et les gestes sont parfaitement exacts

Le réalisme de l'observation fait de Boudin le digne héritier de Millet qu'il admirait beaucoup

Marée basse à Etaples - 1886

Bloqué à Etaples en mai par la maladie de sa femme il exécute quelques peintures

Importance croissante prise par le ciel qui envahit la totalité de la composition par le jeu des reflets dans l'eau

La jetée de Trouville à marée basse - 1888

Boudin déplore que les ports soient abandonnés des voiliers : " la disparition lente du voilier rendra la marine bien monotone"

Il se tourne vers la mer et vers le ciel

" Il nous reste encore le ciel que personne ne peut abîmer ... pas même la fumée rance des vapeurs ... et la mer si "fraîche" et si vivante "

Contraste entre la Touques, immobile et luisante comme un miroir malgré le ciel venteux et, au delà des jetées, la mer animée et vigoureuse

Le Havre, l'avant-port -  1889

Boudin peint la fumée épaisse et les remous d'un vapeur à droite

La fumée estompe en partie la mâture du voilier avant de se fondre dans le ciel doré par le crépuscule

Le soleil attire notre oeil vers la passe, gardée par par la tour François Ier, dont on distingue la silhouette massive

Là-bas, dans la brume lumineuse un navire en partance s'apprête à quitter le port

Le port d'Antibes - 1893

Au début du printemps 1893 Boudin fait un séjour à Antibes

Il découvre que " c'est au Midi qu'il faut demander la lumière "

Sa palette devient plus claire et sa touche plus transparente

Composition harmonieuse aux horizontales dominantes où les tons chauds et les tons froids s'équilibrent

La délicatesse du ciel donne une impression de sérénité

Les fortifications semblent irradier la lumière comme les légers nuages de l'arrière-plan

Correspondance entre l'ocre des rochers du premier plan et les toits de la ville

La mer paisible a la même couleur lavande que les montagnes lumineuses de l'arrière-plan

Venise, la Salute et le Grand Canal - 1895

Au printemps 1892, Boudin, qui a 68 ans, décide pour la première fois de sa vie de se rendre en Italie

Il s'installe à Venise où il reviendra deux fois

A ses yeux les ciels de l'Adriatique ne diffèrent pas des ciels de la Manche

" Venise, comme tous les pays lumineux, est d'un coloris gris, l'atmosphère en est douce et brumeuse et le ciel s'y pare de nuages tout comme un ciel de nos contrées normandes ou hollandaises "

Douarnenez, la baie vue de l'île de Tristan - 1897

Au printemps 1897 Boudin voyage deux mois en Bretagne du Pouliguen à Douarnenez

Il vient découvrir les lieux mis à l'honneur par Monet et Gauguin (Belle Ile et Pont-Aven) et revoir Douarnenez qu'il avait dessiné en 1855 (42 ans plus tôt)

Les éléments, ciel, mer et terre, sont mis en scène dans un chromatisme clair

Touches fractionnées qu'imposent les formes des nuages, des vagues et des rochers

Le lieu, inspirateur de la représentation, ne lui importe plus vraiment

Etude de ciel sur le bassin du commerce du Havre - 1895

S'il préfère les plages, Boudin sait aussi tirer partie des effets de fumées, liés au développement de la vapeur

Il démontre que la poésie peut naître de l'âpre réalité industrielle

Il est difficile de ne pas songer à "Impression, soleil levant" peint par Monet également au Havre en 1872

Les formes des bateaux se réduisent à des signes noirs qui évoquent la peinture chinoise

Boudin à la différence de Monet, n'osera jamais dans ses peintures officielles s'affranchir de certaines conventions

L'été à Trouville - 1897

En 1884, assuré du soutien financier de Durand-Ruel, Boudin décide de faire construire une maison à Deauville

Désormais entre ses déplacements et ses séjours hivernaux à Paris la "villa Juliette" deviendra son port d'attache

C'est là qu'il mourra en 1898

Peindre un paysage vaste et vide est "une sorte de tour de force. Le tableau étant en clair, sans ombres ni repoussoirs je ne puis me rendre compte de la vraie lumière qui doit le réchauffer et lui donner son effet juste"

Entrée des jetées du Havre par gros temps - 1895

Au cours des dernières années de sa vie le mauvais état de sa santé l'empêche de peindre en plein air

Il fait désormais une esquisse sur le motif puis élabore en atelier

Il réussit à rendre la puissance des éléments déchaînés

Les vents dominent, créant une harmonie froide, que renforcent les blancs de l'écume, du phare et d'un nuage

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